Bien comprendre les catégories de médicaments issues de l'immunothérapie
Par
M. Félix
Pham (HOSPICES CIVILS - LYON)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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23 février 2026
Cette synthèse présente les cinq catégories majeures d’immunothérapies appliquées à l’oncologie solide : les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (IPCI), les anticorps “engageurs” de cellules immunes (ICE), les thérapies cellulaires adoptives, les vaccins antitumoraux, notamment à ARNm, et les immunothérapies locales. Comprendre le cycle immunitaire et ses points d’échappement est essentiel pour saisir leur complémentarité. Leur intégration en combinaison et leur utilisation à des stades plus précoces constituent les axes majeurs de la recherche actuelle.
La gestion des événements indésirables cardiologique sous 5-FU
Par
Mme Océane
Rea (FÉDÉRATION DE CARDIOLOGIE, HÔPITAL CROIX-ROUSSE -LYON SUD, INSTITUT DE CARDIOLOGIE HOSPICES CIVILS DE LYON - LYON) et le Pr Pierre Yves
Courand (HOSPICES CIVILS - LYON)
23 février 2026
Le 5-fluorouracile (5-FU), traitement incontournable des cancers digestifs et ORL, expose à une cardiotoxicité, le plus souvent liée à une atteinte coronarienne par vasospasme, mais d’autres effets indésirables sont également décrits (syndrome de Tako-Tsubo, myocardite, syndrome coronarien aigu par rupture de plaque). La prise en charge repose sur l’arrêt immédiat du traitement, l’administration d’un traitement médical et interventionnel adapté aux éléments observés. La réintroduction du 5-FU, parfois nécessaire au regard du bénéfice oncologique, doit être strictement encadrée et discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) cardio-oncologique en fonction des alternatives thérapeutiques potentielles et de la gravité de l’événement observé.
Quoi de neuf en oncologie génito-urinaire ?
Par
le Dr Marine
Gross-Goupil (CHU SAINT ANDRÉ - BORDEAUX)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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19 janvier 2026
L’année 2025 fut riche sur le plan thérapeutique pour l’ensemble des cancers urogénitaux, en particulier les cancers de la vessie et de la prostate qui ont parfois pu bénéficier de changements de standard de prise en charge. Les progrès thérapeutiques ont notamment résidé dans l’accroissement des indications de ressources thérapeutiques déjà disponibles, comme l’immunothérapie pour les carcinomes urothéliaux, ou comme les agents inhibiteurs de la voie du récepteur aux androgènes et les inhibiteurs de PARP pour le cancer de la prostate.
Inhibiteurs anti-IDH : prescription et surveillance.
Par
le Dr Camille
Dagba (AP-HP - PARIS)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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23 février 2026
Les inhibiteurs anti-IDH sont utilisés depuis 2018 dans les tumeurs et les hémopathies avec mutation IDH1/2. Le premier inhibiteur anti-IDH utilisé dans le gliome diffus est l’ivosidénib, actuellement autorisé dans le cadre d'une prescription compassionnelle pour le traitement en monothérapie des patients adultes atteints d'un gliome de bas grade IDH1 muté, inopérable, non répondeur ou en progression après radio- et/ou chimiothérapie. Le développement du vorasidénib, ainsi que les résultats prometteurs de l’étude INDIGO permettent d’envisager une place en première ligne pour les inhibiteurs anti-IDH, afin de repousser l’instauration de la radiothérapie-chimiothérapie.
Anticancéreux disponibles chez l'adulte en accès dérogatoire en oncologie
Par
Mme Florence
Ranchon (HCL - PIERRE BENITE)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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19 janvier 2026
En France, un dispositif d’accès dérogatoire aux médicaments permet aux patients en situation d’impasse thérapeutique de pouvoir bénéficier, à titre exceptionnel et temporaire, de certains médicaments innovants n’ayant pas encore d’autorisation de mise sur le marché (AMM) ou de remboursement dans une indication thérapeutique donnée.
État des lieux des essais cliniques en cours de développement dans les carcinomes épidermoïdes ORL récurrents /métastatiques ( CEORLM).
Par
le Pr Florian
Clatot (CRLCC HENRI BECQUEREL - ROUEN)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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30 mars 2026
L’arrivée de l’immunothérapie a constitué le principal progrès des dix dernières années pour les carcinomes épidermoïdes ORL récurrents/métastatiques (CEORLM). Mais son efficacité est limitée à un nombre très restreint de patients. Pour l’augmenter, de nombreuses approches associant l’immunothérapie à d’autres inhibiteurs de checkpoints, des anticorps immuno-conjugués (ADC) ou des anti-angiogéniques ont montré des résultats préliminaires encourageants. Mais les données récentes les plus probantes ont été obtenues dans des études de phase II en associant des anticorps bispécifiques ciblant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et le pembrolizumab. Ainsi, des études de phase III basées sur le pétosemtamab et le ficérafusp alfa viennent d’être initiées. Enfin, pour les tumeurs HPV+, des approches spécifiques par vaccins thérapeutiques, là encore en combinaison au pembrolizumab, sont également à suivre.
Importance de l'évaluation gériatrique chez les patients atteints de CEC
Par
Mme Julie
Mast (INSTITUT GUSTAVE ROUSSY - VILLEJUIF), le Pr elisa
Funck-Brentano (HOPITAL AMBROISE PARÉ - BOULOGNE) et le Dr Zoé
Ap Thomas (GUSTAVE ROUSSY - VILLEJUIF)
15 mars 2026
Les carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) représentent le deuxième cancer cutané le plus fréquent après les carcinomes basocellulaires dans la population blanche, et leur incidence est en augmentation sur les dernières années [1]. L’âge moyen au diagnostic des CEC est de 70 ans, et plus de 80 % des cas concernent les patients âgés de 60 ans ou plus [1], ce qui fait du CEC une pathologie des sujets âgés. De ce fait, il est important de prendre en compte les spécificités de la population âgée pour la prise en charge des CEC.
Prise en charge du carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures récurrent/métastatique (RM-HNSCC)
Par
le Dr de Talhouet
Solène (HÔPITAL DE LA CROIX ROUSSE - LYON )
[Déclaration de liens d'intérêts]
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23 février 2026
Carcinome épidermoïde du larynx localement avancé, quel traitement adopter ?
Par
le Dr Hanene
Oueslati (GUSTAVE ROUSSY - VILLEJUIF )
[Déclaration de liens d'intérêts]
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23 février 2026
Les carcinomes épidermoïdes du larynx localement avancés imposent un arbitrage entre contrôle locorégional, survie, et préservation fonctionnelle. La taille tumorale (invasion cartilagineuse/extension extralaryngée) et l’atteinte ganglionnaire (avec ou sans extension extranodale, ENE) structurent la stratégie thérapeutique et le suivi.
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