Résumé :
Les toxicités dermatologiques des thérapies anticancéreuses sont à la fois fréquentes et potentiellement sévères. Elles peuvent représenter le principal fardeau de la maladie cancéreuse pour le patient. Il est essentiel que l'oncologue s'y familiarise, notamment à travers l'acquisition des mécanismes physiopathologiques impliqués (effet toxique, effet “on-target”, effet mixte, effet immunomédé…). Une collaboration étroite entre oncologue et dermatologue est plus que jamais nécessaire afin d'optimiser la prise en charge de nos patients. Cet article synthétise les principales données dermatologiques observées avec les nouvelles thérapies anticancéreuses, abordant à la fois les mécanismes impliqués et les principes de prise en charge.
- Les toxicités dermatologiques représentent l'un des principaux fardeaux de la maladie cancéreuse, notamment avec les nouvelles thérapies anticancéreuses.
- Il est essentiel de bien en connaître les principaux mécanismes physiopathologiques impliqués : immunomédié, effet "on-target", action cytotoxique.
- L'enfortumab vedotin expose à des toxicités cutanées potentiellement graves ; une reconnaissance précoce et une adaptation rapide du traitement sont essentielles.
- L'amivantamab induit des toxicités cutanées de type anti-EGFR, souvent plus sévères, mais aussi avec des atteintes spécifiques (ulcérations muqueuses, lésions du cuir chevelu).
Les toxicités dermatologiques induites par les traitements anticancéreux sont fréquentes et connues depuis les premières utilisations chez l’homme de la chimiothérapie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (Pr Farber, Boston).
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