Focus sur l'écologie
Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) : les polluants éternels, un enjeu croissant pour la santé
Par
le Pr Béatrice
Fervers (CENTRE LÉON BÉRARD - LYON), le Dr Amina
Amadou (CENTRE LÉON BÉRARD - LYON) et le Dr Thomas
Coudon (CENTRE LÉON BÉRARD - LYON)
24 décembre 2025
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) sont devenues une préoccupation croissante de santé publique, en raison de leur présence généralisée dans l’environnement et de leurs effets potentiels sur la santé humaine. Ils regroupent près de 10 000 composés synthétiques développés depuis les années 1950 pour leurs propriétés uniques anti-adhésives, thermorésistantes, hydrophobes et lipophobes liées à leurs chaînes carbonées fluorées [1]. Les PFAS à chaînes longues sont plus bio-accumulables que ceux à chaînes courtes.
Agir mieux et plus vite contre la pollution par les résidus de médicaments
Par
le Pr Yves
Levi (UNIVERSITÉ PARIS-SACLAY - GIF-SUR-YVETTE)
[Déclaration de liens d'intérêts]
-
9 mai 2025
Les médicaments sont fondamentaux et indispensables pour la santé publique, l’amélioration de l’espérance de vie humaine et la protection de la santé des animaux d’élevage et domestiques. Toutefois, comme tous les produits chimiques utilisés en grandes quantités, ils libèrent des résidus dans l’environnement, et particulièrement dans les milieux aquatiques.
Les progrès de la chimie analytique ont révélé, depuis les années 1990, la présence dans les milieux de résidus issus de l’utilisation de médicaments : principes actifs ou métabolites. Des études menées dans le monde entier ont confirmé cette pollution partout où sont produits et utilisés des médicaments, avec des transferts des eaux d’égout vers les eaux superficielles et souterraines, des sols vers les eaux et des rivières vers les fleuves et les milieux marins [1].
Les progrès de la chimie analytique ont révélé, depuis les années 1990, la présence dans les milieux de résidus issus de l’utilisation de médicaments : principes actifs ou métabolites. Des études menées dans le monde entier ont confirmé cette pollution partout où sont produits et utilisés des médicaments, avec des transferts des eaux d’égout vers les eaux superficielles et souterraines, des sols vers les eaux et des rivières vers les fleuves et les milieux marins [1].
Comment intégrer les considérations écologiques dans la prise en charge des cancers ?
Par
le Dr Lauriane
Eberst (INSTITUT DE CANCÉROLOGIE STRASBOURG EUROPE - STRASBOURG)
[Déclaration de liens d'intérêts]
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15 septembre 2024
Le dérèglement climatique va profondément bouleverser notre système de santé. Il va falloir consommer moins de gaz à effet de serre (GES) et surtout gérer les conséquences du réchauffement climatique sur la population. On estime qu’en France, les émissions de GES du secteur de la santé représentent plus de 46 millions de tonnes de CO2, soit plus de 8 % de l’empreinte carbone de notre pays. Le secteur de la santé, dont l’oncologie, doit donc comme les autres, faire sa part d’efforts. Le think tank “The shift project” a publié en 2023 un nouveau rapport sur la décarbonation de la santé, et mis en avant quelques chiffres : les hôpitaux sont responsables de 38% des émissions carbone du secteur (loin devant la médecine de ville) et l’achat des médicaments et dispositifs médicaux (DM) est, à lui seul, responsable de 50 % de ce bilan carbone. L’oncologie, en tant que discipline hospitalière et consommatrice de médicaments et DM, est donc clairement concernée… La figure 1 détaille les postes les plus consommateurs de CO2 : les achats de médicaments et DM arrivent en tête, suivis par l’alimentation et les transports des patients et visiteurs.
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